COUP D'ŒIL SUR LE QUOTIDIEN HAÏTIEN
Haïti- société
COUP D'ŒIL SUR LE QUOTIDIEN HAÏTIEN
Une année passe, une autre est sur le point de faire table rase pour laisser la place à une nouvelle, nous nous demandons si les jours que nous avons vécus vaillent la peine. Plein de tristesse, les yeux embués de larmes, nous avons tant des choses à raconter. Des choses qui torturent l'âme, aussi inédites. Cependant, inconscients de ce que demain pourra apporter, de ce que sera son contenu, nous nous levons malgré nos blessures quotidiennes pour affronter la vie.
Vivre en Haïti sollicite beaucoup de courage. Quel courage? Un courage qui semble mêlé de résignations et d'acceptations de cette condition pénible qui est notre lot. Le soleil se lève, il se couche, et sa couleur reflète du sang.
Du sang dans nos rues, du sang qui coule partout pour former une rivière de larmes et de colère. Colère dans les coeurs, colère dans la tête, colère qui traduit l'impuissance face à un régime qui tue, qui sème la peur, qui exile ses fils. Quoi donc encore? On s'en fout de ces morts qui gisent dans le couloir du palais national ; qu'est ce que ça peut faire quand les quartiers populaires sont devenus déserts? Quel mal ça cause quand l'éducation reste un véritable luxe pour les enfants délaissés? On s'en fout complètement.
Nous sommes constamment en quête d'une nouvelle train de vie en Haïti, nous sommes fatigués à chercher une alternative bien meilleure que celle-ci, nous sommes épuisés puisque, nous abordons pas les problèmes à la base, alors que, résoudre les problèmes économiques, sociales et structurelles d'une société comme la nôtre demande un effort de volonté beaucoup plus remarquable au côté de l'État et des citoyens.
Nous ne construisons pas un pays dans la corruption ni dans l'anarchie , une société civilisée est émancipée par les lois et les règles. Nous n'en manquons pas chez nous d'ailleurs mais, quelles ont été leurs portées? Nous dirions même qu'elles sont quasi- inexistantes.
Une société vouée à lui même sans une certaine contrôle de la part de l'État par le biais des dirigeants est sujette à fléchir dans un tourbillon de crises et d'instabilité politique.
Vous vous demanderez sûrement quoi faire?
C'est amplement simple, nous n'avons qu'à former des patriotes. Il faut que ceux qui ont l'ambition de devenir chef d'État ne soient pas des renégats, des voleurs et des traîtres mais, des humains qui ont cultivé le nationalisme, comme l'a déclaré Delorme dans son livre "Réflexions diverses sur Haïti" les patriotes dont je parle ne sont pas des patriotes à grand fracas qui disent aimer leur pays dans des paroles sonores ; mais, les patriotes qui ont vu le progrès s'opérer dans d'autres pays et qui aimeraient le voir dans leur sien.
Contribuons tous ensemble pour le bien de notre pays car, nous sommes les enfants d'une même patrie.
Rédactrice : Érica Victor

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