LA SUPER-LIGUE EUROPÉENNE: LUCRATIVITÉ ET DISCRIMINATION ; UEFA SE POSITIONNE
LA SUPER-LIGUE EUROPÉENNE: LUCRATIVITÉ ET DISCRIMINATION ; UEFA SE POSITIONNE
Depuis plusieurs semaines, le bruit d'une éventuelle invention d'une nouvelle compétition footballistique sur la scène européenne au niveau des clubs claironne dans pas mal de colonne de presse, au niveau des vestiaires et même au plus haut niveau, à l'UEFA et même FIFA.
Il s'agit de la Super-Ligue Européenne. Cette compétition que certains patrons de club en Europe souhaiteraient instorer. L'objectif serait de faire jouer entre eux les équipes les plus riches dans le soucis de concurrencer la Ligue des Champion qui est plus ouverte. Un tournois lucrativement égocentrique qui ne pense nullement aux sorts des équipes de seconde zone. Une forme de discrimination que plusieurs personnalités importantes déplorent.
Le cas du président de l'Union Européenne Football Association (UEFA) qui a critiqué sévèrement l'idée dans un entretien accordé au quotidien Marca, relayé par plusieurs medias dont Foot Mercato et Besoccer auquel il a aussi relaté la déclaration de Josep Bartomeu lors de sa démission de son poste de président du FC Barcelone il y a quatre semaines "l'équipe catalane accepte de participer à une super ligue européenne" déclaration qui est selon Seferine plus politique que sportive :
«Pour moi, la Super Ligue, c’est hors de question. C’est le rêve de 2 ou 3 dirigeants du football européen qui ne se soucient pas de la solidarité. Ils ne pensent qu’à eux-mêmes, ils feraient même du mal à leur club, mais ils ne le savent probablement pas encore. L’idée n’est pas très sérieuse. Elle vient de l’ancien président du FC Barcelone mais je pense que c’était plus une idée populiste ou politique plutôt qu’une idée sérieuse», a confié le juriste slovène au journal espagnol.
Gianni Infantino, un autre nom phare du football a aussi avoué son désaccord face à l'idée de mettre sur pieds une Super Ligue Européenne à parti de 2022. L'actuel président de la Fédération Internationale Football Association (FIFA) préfère la coupe du monde des clubs à la Super Ligue Européenne, il montre sa position contre la discrimination dans ses déclarations:
« En tant que président de la FIFA, je m'intéresse à la Coupe du monde des clubs, pas à la « superligue », a-t-il lancé. Pour moi, il ne s'agit pas du Bayern Munich contre Liverpool, mais du Bayern contre Boca Juniors. Liverpool a 180 millions de fans dans le monde. Flamengo a 40 millions de fans et 39 millions d'entre eux sont au Brésil. Liverpool a peut-être 5 millions de fans en Angleterre et 175 millions de fans dans le monde », a relayé Goal.com.
En revanche, plusieurs joueurs et anciens joueurs dont le milieu de terrain allemand du Réal de Madrid ont donné leurs avis. Toni Kroos estime que les joueurs ne sont que des "pantins" pour les dirigeants. Il continue pour dire que créer une Super Ligue, ce n'est qu'une façon de faire de l'argent:
"Nous les joueurs, ne décidons de rien. Nous sommes les pantins de la FIFA et de l'UEFA. Si il y avait un syndicat de joueurs, nous ne jouerions pas la Ligue des Nations où une Supercoupe d'Espagne en Arabie Saoudite. "
Ces compétitions ne sont que des nouveaux moyens de faire de l'argent, sans réfléchir au bien-être des joueurs. Je suis plutôt pour laisser les choses comme elles sont lorsqu'elles sont biens, et avec la Ligue des Champions et la Coupe du Monde.
Le champion du monde affirme aussi que la compétition créerait plus de problèmes que de bénéfices: "Les inégalités entre les clubs ne vont faire que de grandir. Il n'est pas toujours nécessaire de faire plus, plus cher, plus vite..." a martelé le dossard 8 Merengué.
Rédacteur : Mikenson MERZIL

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