LA FÊTE DES MORTS ET DES GUÉDÉS : UNE ROUTINE DES 1ER ET 2 NOVEMBRE CHEZ LES FIDÈLES CATHOLIQUES ET DANS LE MILIEU VOUDOUESQUE HAÏTIEN
Haïti-culture
LA FÊTE DES MORTS ET DES GUÉDÉS : UNE ROUTINE DES 1ER ET 2 NOVEMBRE CHEZ LES FIDÈLES CATHOLIQUES ET DANS LE MILIEU VOUDOUESQUE HAÏTIEN
Dans toutes les sociétés du monde, les coutumes, les mœurs, la superstition, le folklor jouent un rôle basique au fondement de la vie quotidienne. En Haïti, comme dans tous les autres pays, il y a des dates qui sont symboliques à des faits donnés et qui ne sont pas toujours concrets. Selon l'anthropologie haïtienne, les 1er et 02 novembre sont toujours attribués à la commémoration de la fête des Morts et des Guédés pour les vodouïsants, cependant les chrétiens catholiques eux, célèbrent la "Toussaint" chaque 1er novembre .
Le 1er novembre fête de la Toussaint chez les catholiques et des Morts chez les praticiens du vodou, est profité par plus d'un pour rendre un dernier hommage à un être cher qui est déjà décédé. Un hommage qui est le plus souvent rendu au cimetière sur la tombe de la personne défunte soit pour déposer une gerbe de fleurs, ou bien plus pour allumer une bougie accompagné d'un Rhum ou de café, dans le soucis d'adresser mystérieusement des paroles à la personne enterrée qui peut être une prière, une demande de protection ou de loterie. Habituellement, ils effectuent des travaux de nettoyage au sein des cimetières dans le but de faire honneur aux morts, principalement au Baron du cimetière qui est donc le premier homme enterré dans l'espace et sa femme Brigitte qui y est la première femme enterrée. D' un autre côté, les religieux catholiques en cette date honorent le Saint de leur paroisse respective à travers des homélies.
La fête des Morts est succédée par celle des Guédés qui selon la mythologie représentent les esprits de la Mort dans le rituel du vodou. Les vodouïsants généralement, profitent de cette date pour interpeller leurs dieux de la Mort connus sous des appellations diverses : Baron samedi, Baron cimetière, Baron Lacroix, Baron criminel ; ainsi que les Guédés intitulés : Guède Nibo, Brave Guédé, Ti pis la croix, Jean Simon, Demèplè, Guédé Fouillé, Guédé Loraj, entre autre.
Une occasion qui fait jonction entre vodouïsants et catholicistes au cimetière en culte commun, différenciés respectivement par leurs motifs. L'un y est venu pour rendre hommage à un être cher, l'autre s'adonne typiquement à des cérémonies de vodou. Les vodouïsants chevochés par leurs dieux de la Mort produisent des cernes de danse folklorique avec en main des bouteilles d'alcool, ils boivent du rhum local, du clairin trempé contenant une quantité importante de piment, ils mangent du piment, lancent des propos ronflants et obscènes, vêtus de violet et de noir . Le Guédé Nibo, protecteur des morts vivants se déguise de trois couleurs dont blanc, mauve et noir.
La fête des Guédés regroupe une grande portion de la classe défavorisée, une frange de la classe moyenne également certaines personnes de la diaspora qui sont de la famille du vodou. Une des manifestations culturelles qui fait réunir des dizaines de citoyens notamment dans les cimetières de Port-au-Prince comme en province. Chaque année, les prêtes vodous se sont mis disponibles à célébrer les morts et les Guédés, se trouvant parfois en pleine rue accompagnés du tambour et d'autres instruments de vodou.
Notons aussi, que tout au long du mois de novembre des services de loas (cérémonies de vodou) seront organisés par les chefs de péristyle hougans et mambos.
Rédacteur : Mikenson MERZIL


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