LA BATAILLE DE VERTIÈRES: DERNIÈRE TENTATIVE DE LUTTE DE L'ARMÉE INDIGÈNE DANS LA RÉVOLUTION DE SAINT-DOMINGUE POUR ABOUTIR À L'INDÉPENDANCE

Haïti- société

LA BATAILLE DE VERTIÈRES: DERNIÈRE TENTATIVE DE LUTTE DE L'ARMÉE INDIGÈNE DANS LA RÉVOLUTION DE SAINT-DOMINGUE POUR ABOUTIR À L'INDÉPENDANCE

Dix-huit novembre mille huit cent trois à dix-huit novembre deux mille vingt; deux cent dix-sept ans après la guerre de l'indépendance, la postérité  d'Haïti reste encore à désirer. Faisant mémoire de nos guerriers parmi eux: Jean Jacques Dessalines, François Cappouet ( François Cappoix) dit Capois La Mort [...], pour leurs bravoures, dévouments et tant d'autres caractères, chaque année, suivant les ordonnances du gouvernement haïtien, toutes les institutions privée et publique restent fermées en signe de gratitude et de respect pour les jours traditionnel et héroïque dans l'histoire haïtienne. Cependant, malgré les efforts de bon nombre d'historiens, la majeure partie du peuple de la première République noire ignore jusqu'à présent la signification de cette bataille, voire même une bonne partie de son contenu.

" En avant! En avant!", tels furent les cris du jeune africain François Cappouet aux hommes de l'armée indigène sur les champs de bataille à Vertières, dans le Nord, après avoir reçu deux boulets du Camp ennemi. Ce dix-huit novembre mille huit cent trois, c'est dans le fort Bréda que tout avait commencé, rapporte l' écrivain Wesner Emmanuel dans son livre " manuel unique d'Histoire" : " Le dix-huit novembre mille huit cent trois à quatres heures du matin, sous l'ordre de Dessalines, Clervaux avait fait feu sur le fort Bréda, de là, tous les autres forts se mettaient à tirer, puisqu'ils attendaient tous ce signal ." Suite à ce premier bombardment des indigènes, l'armée française avait répondu vivement à leur appel, dans une attaque sanglante, le déclencheur du premier coup de feu, Clervaux était la première victime, avance l'auteur suivant la scène:" La riposte était meurtrière du côté français et un boulet emportait une des épaulettes de Clervaux qui, malgré cela décidait de dresser une muraille de pierre pour protéger ses hommes contres les boulets, les balles ennemis, et, avec son épée il indiquait la ligne où ces derniers devaient la construire. Tout se passait sous le feu des napoléoniens. " Tout de suite après, un roulement de tambour suivi d'une courte pause était observée pour glorifier l'intrépidité de Capois La Mort par le capitaine Rochambeau. Ensuite, le mouvement  repris, la situation était devenue de plus en plus macabre, occupant les sept premiers forts construits par les français :" fort Picolet, fort d'Estaing, fort Bel-Air, fort Champin, fort Jeantôt, fort Pierre Michel, fort Bréda" et leurs environs: " la Virgie, le Morne Lory, Barrière Bouteille, Savane Champin, le Haut du Cap", les révoltés marchaient vers la butte Charrier en direction du dernier refuge des français dans le huitième fort" Vertières"; et là, le plus grand combat de l'humanité se produisait, dans une foule mêlée de nègres, de mulâtres et de blancs français, placée sous la projection des balles, des canons, des boulets sortant de partout, dans un violant tourbillon de poussière, étourdis par l'assaut des troupes indigènes armées de fusils, pieds nus: " vivres libres ou mourir ", Rochambeau et sa troupe étaient pris au piège. Encerclés par les hommes de Dessalines, effectuant de vaines repliques, les hommes de Bonaparte étaient las du combat. Par la suite, l'ampleur de ce sinistre s'était apaisé suite à une forte pluie dans ce même jour, conclue le narrateur: " Vers les trois heures de l'après-midi, une pluie torrentielle arrête le combat et Rochambeau en profite pour ordonner l'évacuation des fortifications en dehors de la ville du Cap. " ainsi,  les français avaient abandonner le combat. Après l'expulsion des troupes ennemis, le lendemain de cette guerre, le dix- neuf novembre, Rochambeau signait l'acte de livrer le Cap et d'évacuer de Saint-Domingue avec le reste de sa troupe, et destinait l'un de ses chevaux à Cappouet, pour remplacer ce dont ses soldats avaient tué. Le vingt-neuf novembre, Dessalines et son armée rentraient triomphalement au Cap, le quatre décembre, l'armée française rendait le Môle Saint-Nicolas aux noirs.

Malgré toutes les dominations, discriminations auxquelles faisaient face les esclaves de Saint-Domingue, ils arrivaient par tous les moyens possibles à prendre leur liberté à leur propre manière. À remarquer, les stratégies de cette bataille font d'elle la plus célèbre  l'histoire du temps. Voyant le niveau d'Haïti soit dans l'éducation, l'économie, la politique, la santé, l'insécurité; est-il nécessaire aujourd'hui de faire mémoire de cette dernière? Ne serait-ce pas un signe d'hypocrisie du côté des responsables?

Rédactrice: Christina .J Vilmé

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